Archives de Tag: Vie et moeurs

Règlement intérieur de la Vinaigrerie Dessaux, année 1880

Règlement intérieur de la Vinaigrerie Dessaux, année 1880

1 – Piété, propreté et ponctualité font la force d’une bonne affaire.
2 – Notre firme ayant considérablement réduit les horaires de travail, les employés de bureau n’auront plus à être présents que de sept heures du matin à six heures du soir, et ce, les jours de semaine seulement.
3 – Des prières seront dites chaque matin dans le grand bureau. Les employés de bureau y seront obligatoirement présents.
4 – L’habillement doit être du type le plus sobre. Les employés de bureau ne se laisseront pas aller aux fantaisies des vêtements de couleurs vices ; ils ne porteront pas de bas non plus, à moins que ceux-ci ne soient convenablement raccommodés.
5 – Dans les bureaux on ne portera ni manteau ni pardessus. Toutefois lorsque le temps sera particulièrement rigoureux, les écharpes, cache-nez et calottes seront autorisés.
6 – Votre firme met un poêle à la disposition des employés de bureau. Le charbon et le bois devront être enfermés dans le coffre destiné à cet effet. Afin qu’ils puissent se chauffer, il est recommandé à chaque membre du personnel d’apporter chaque jour quatre livres de charbon durant la saison froide.
7 – Aucun employé de bureau ne sera autorisé à quitter la pièce sans la permission de M. le Directeur. Les appels de la nature sont cependant permis et pour y céder, les membres du personnel pourront utiliser le jardin au dessous de la seconde grille. Bien entendu, cet espace devra être tenu dans un ordre parfait.
8 – Il est strictement interdit de parler pendant les heures de bureau.
9 – La soif de tabac, de vin ou d’alcool est une faiblesse humaine et, comme telle, est interdite à tous les membres du personnel.
10 – Maintenant que les heures de bureau ont été énergiquement réduites, la prise de nourriture est encore autorisée entre 11h30 et midi, mais en aucun cas, le travail ne devra cesser durant ce temps.
11 – Les employés de bureau fourniront leurs propres plumes. Un nouveau taille-plume est disponible, sur demande chez M. le Directeur.
12 – Un sénior, désigné par M. le Directeur, sera responsable du nettoyage et de la propreté de la grande salle, ainsi que du bureau directorial. Les juniors et les jeunes se présenteront à M. le Directeur quarante minutes avant les prières et resteront après l’heure de la fermeture pour procéder au nettoyage. Brosses, balais, serpillières et savon seront fournis par la Direction.
13 – Augmentés dernièrement, les nouveaux salaires hebdomadaires sont désormais les suivants :

- cadets (jusqu’à 11 ans)

0,50 F.

- juniors (jusqu’à 14 ans)

1,45 F.

- jeunes

3,25 F.

- employés

7,50 F.

- séniors (après 15 ans de maison)

14,50 F.

Les propriétaires reconnaissent et acceptent la générosité des nouvelles lois du Travail, mais attendent du personnel un accroissement considérable du rendement en compensation de ces conditions presque utopiques.

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

Tous les articles de Sylvie

Poster un commentaire

Classé dans Textes découverts par les adhérents

Voyage fluvial

le coche d’eau, témoignages de voyageurs

    « Ce sont des délices sans pareilles que de se laisser couler, sans aucune peine ni tracas, entre ces belles campagnes sur le Rhône, qui vous porte plus vite que ne le ferait  la posrte la plus légère. »

Jean-Jacques Bouchard (1630)

 

« L’entrepont et occupé par des moines, des catins, des soldats, des nourrices et des paysans ; et je crois être à bord de ces navires destinés à peupler quelques terres nouvellement découvertes, et chargés d’animaux de toutes espèces. »

Antoine Bertin (1674)

 

« Dans les coches, on ne s’entend point. C’est une rumeur confuse, perpétuelle. Les mariniers ont peine à se communiquer les mots de la manœuvre. Quand deux coches viennent à se rencontrer, il s’élance de chaque tillac quelque voix forte en gueule, qui devient excitative pour tous les passagers. Alors c’est une bordée d’injures précipitées. »

Louis Sébastien Mercier (1781 – 1788)

 

Extrait de : « Cinq siècles de transport fluvial en France du XVIIe au XXIe siècle »

De Laurent Roblin – Editions OUEST-FRANCE

Signalé par : Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

Poster un commentaire

Classé dans A lire

Une cantine scolaire – 1901

   A tous ceux qui aiment les enfants, qui s’intéressent à leur joie comme à leur chagrin, qui, par ces temps d’hiver, songent avec tristesse aux petits malheureux, – je dirais volontiers : entrez en ce moment dans une école primaire, non pas à l’heure du travail, mais à l’heure du déjeuner, et vraiment le spectacle qui s’offrira à vos regards n’aura rien d’attristant, bien au contraire.

Tandis qu’au dehors la bise fait rage, ici, dans une grande salle bien éclairée, bien aérée, c’est une douce et enveloppante chaleur.

Une centaine d’enfants sont là, réunis autour de tables recouvertes proprement d’une toile cirée ; chacun, une fois à sa place, s’empresse de sortir du panier serviette, couverts, pain, boisson et même, ô douce surprise de la maman ! quelque dessert caché tout au fond et qui amène souvent une folle gaieté.

A un signal donné, le silence se fait : aussitôt le couvercle de la grande marmite est enlevé ; les vapeurs d’une soupe délicieusement parfumée se répandent dans la salle ; les yeux brillent de convoitise et un large sourire illumine toutes ces frimousses. Bientôt, servies par les plus grandes, très dignes et empressées avec leur tablier, ressemblant à de petites mamans, nos gamines dévorent leur soupe, en redemandent encore et mangent ensuite d’un excellent appétit le morceau de viande et les légumes qui l’accompagnent.

Croyez-vous maintenant qu’ils soient malheureux, nos chers écoliers ?

Et si nous comparons les écoles d’aujourd’hui à celles d’il y a vingt ans, alors que l’enfant apportait un morceau de pain et de fromage et qu’il mangeait cela assis tristement sur son banc, dans un coin de la cour, n’avons-nous pas le droit d’être satisfaits des progrès accomplis en vue de l’hygiène et du bien-être de l’enfant ?

Le père et la mère peuvent ainsi travailler au dehors, sans souci pour les chers petits. N’y a-t-il pas la cantine scolaire, cette institution généreuse entre toutes, où l’enfant trouve une nourriture saine et abondante, une surveillance de chaque minute, et tout cela pour rien ou presque rien ? Deux sous pour les uns, pour ceux qui peuvent payer, et rien du tout pour les autres ; mais aucune différence dans le menu,  tous également servis, également soignés ; côte à côte l’enfant qui donne ses dix centimes et celui qui ne donne rien. N’est-ce pas la meilleure leçon de fraternité et d’égalité ?

La cantine scolaire fonctionne régulièrement à peu près dans tous les établissements scolaires ; elle est subventionnée par les communes qui ont établi une caisse des écoles. Pour en augmenter le capital, on demande aux membres adhérents une cotisation de 5 francs , et tous les ans il y a à Paris, dans chaque mairie, une fête au bénéfice de la Caisse des écoles. Ce sont des sacrifices très grands, si l’on pense que, sur une centaine d’enfants, cinquante mangent gratuitement et cinquante autres donnent en tout une somme de 5 francs.

Et pourtant la nourriture est abondante et le menu très varié ; dans certaines écoles, il y a trois fois par semaine le pot-au-feu avec légumes, purée de pois ou de pommes de terre, deux fois le ragoût de mouton avec lentilles ou haricots. La cantine est sous le contrôle d’une commission et sous la surveillance des directeurs et directrices.

La cantine scolaire, telle qu’elle est organisée, rend les plus grands services aux familles, c’est une œuvre de haute philanthropie et à laquelle tous les citoyens devraient collaborer, car elle vient en aide aux parents chargés d’une nombreuse famille et donne à l’enfant le bien-être physique et moral auquel il a droit.

D. GUIGUET

 Extrait du : « Magasin Pittoresque » – 1901

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

Poster un commentaire

Classé dans A lire

Une étrange cargaison

Une étrange cargaison.   Quatre-vingt-quinze orphelines.

   Des points du globe les plus reculés affluent dans le port de Liverpool des vaisseaux de toutes les nations, les uns apportant de la Californie et de l’Australie ces tonnes de poudre d’or qui, versées sur les marchés de l’Europe, doivent tôt ou tard diminuer la valeur monétaire du précieux métal en circulation ; d’autres arrivant de la Chine chargés d’assez de riz et de thé pour nourrir et abreuver toute le Grande-Bretagne. Tandis que des balles de coton, expédiées des États-Unis, de Égypte et des Indes, viennent alimenter ses manufactures, l’Angleterre envoie en échange à l’ancien et au nouveau monde les produits les plus variés de la civilisation, depuis des charrues perfectionnées, des pipes, des pianos, de l’eau-de-vie, jusqu’à des pièges à rats, des bijoux, des soieries, etc. : le tout inscrit et catalogué sur le registre du bord. Lais de ces diverses cargaisons, la plus bizarre était assurément celle du vapeur hibernien, le Montréal, exportant au Canada quatre-vingt-quinze orphelines ; hélas !, oui, dix-neuf jeunes filles adultes et soixante-seize enfants de sept à onze ans, n’ayant plus ni père ni mère. Une femme dont l’énergique charité est toujours à l’œuvre, miss Rye, qui a déjà fait trois voyages en Australie et un au Canada, pour y conduire de pauvres et honorables ouvrières dépossédées de leurs moyens d’existence part la machine à coudre, et qui trouvent de l’emploi comme domestiques aux colonies, a entrepris cette fois l’exportation de petites orphelines anglaises. Un établissement fondé sur les rives du Niagara est prêt à les recevoir. Elles y seront soigneusement élevées et dressées au service, sous une surveillance attentive et affectueuse, jusqu’à l’âge de quinze ans, époque à laquelle elles pourront être placées dans des maisons respectables, à un taux de salaire fixe et stipulé d’avance. A dix-huit ans, elles deviendront maîtresses d’elles-mêmes et pourront gagner leur vie.

   Dès que le projet de miss Rye fut connu, les maisons de charité et les écoles industrielles de Liverpool mirent à sa disposition une centaine d’enfants, parmi lesquelles elle choisit les plus abandonnées. Cependant il fut décidé qu’aucune ne partirait si des parents, même éloignés, soulevaient des objections. Cette mesure réduisit à cinquante le nombre des émigrantes. Les membres du conseil de surveillance des écoles donnèrent 200 livres sterling (5 000 francs) pour les frais de la traversée ; une souscription ouverte par un membre du parlement doubla cette somme, le prix du passage au Canada étant (même pour une orpheline) de 8 livres sterling (200 francs).

   Miss Rye promoteur et guide de cet exode lilliputien, arriva à Liverpool avec vingt-six autres épaves de la civilisation anglaise, recueillies à Londres, à Bath, à Manchester ; et le tout, embarqué à bord du Montréal, descendit le fleuve Mersey par un sombre jour de décembre 1869.

   Quelques plausibles que soient les théories des économistes sur la nécessité de se débarrasser du trop-plein de la population, et de l’envoyer loin du sol natal chercher la vie et l’appui qui lui manquent là, ce n’en est pas moins un spectacle pénible qu’un départ d’émigrants. Cependant les petites filles, groupées par vingtaines sur le pont, ne laissent derrière elles ni logis ni amis ; aucune n’avait à regretter ce home si cher aux Anglais ; ne possédant rien de ce côté du globe, elles ne pouvaient redouter une fortune pire. Celui qui est à terre ne craint pas de tomber, dit le proverbe ; et depuis leur naissance les pauvres enfants n’avaient guère eu d’autre lit que le dur sein de la mère commune ; aussi n’y eut-il point de ces douloureuses séparations, de ces adieux à sanglots qui rendent si tristes les départs d’émigrants. Les petites voyageuses erraient dans la grande maison flottante, ébahies et charmées de tout ce qu’elles découvraient. Une seule pleurait : elle s’était entré une écharde dans le doigt en faisant glisser trop vite sa main le long de la rampe. Imaginez ce que devait être pour ces pauvres petites parias, dont la plus jeune avait sept ans et la plus âgée onze ans, un nouveau vaisseau, de nouvelles espérances, une nouvelle vie, un nouveau monde. C’était une féerie de l’Océan ; c’étaient toutes les vagues traditions des contes merveilleux prenant corps et vie, passant du domaine de l’imagination dans celui de la réalité. A défaut de pères et de mères, les jeunes émigrantes avaient de mystérieux amis, pareils aux bons génies dont rêvent les enfants, qui les avaient conduites à bord et veillaient à leur bien-être. Les directeurs des écoles industrielles avaient mis à l’œuvre tout leur personnel pour que chaque petite fille eût son mobilier à elle : une bonne grosse caisse contenant vingt-huit vêtements chauds, et sur le couvercle de laquelle se lisait, inscrit en clous brillants, le nom de la petite propriétaire. C’était la prise de possession d’un premier avoir, un à-compte sur la fortune à venir. Des capelines de flanelle garantissaient des vents de mer les petites oreilles et les cous, tandis que des bas de laine et des bons souliers défendaient les pieds du froid. Mais la portion la plus étrange du stock n’avait pu être imaginée que par une ingénieuse charité féminine : chaque émigrante, en arrivant à bord, avait reçu un livre à images et une belle tarte aux prunes, articles qui n’avaient pas peu contribué à rendre faciles les adieux au sol natal.

   Dickens a raconté, comme lui seul pouvait le raconter, l’histoire d’un petit garçon de dix ans qui demande en mariage une petite fille de neuf, se sentant fort de la possession d’un cochon d’Inde, de deux toupies et d’une brillante pièce de vingt sous. Nos pauvres petites orphelines n’avaient, elles, pour tous immeubles que leurs livres, car les tartes avaient nécessairement disparu ; mais ces livres pouvaient renfermer des trésors de sagesse et d’avenir.

   La vivante petite cargaison éveillait partout sur son passage l’intérêt sympathique des spectateurs. Les matelots qui desservent la ligne des paquebots de Liverpool au Canada, bien qu’endurcis au spectacle des émigrations, se sentaient cette fois plus émus que de coutume. Jack Tar guidait les fillettes le long de l’échelle de descente avec un soin paternel ; il s’abstenait de jurer quand il en trouvait sur son chemin, près du cabestan, ou emmêlées dans les cordages ; les contre-maîtres les enlevaient doucement pour les soustraire à quelque péril imprévu ; jusqu’aux chauffeurs de la machine leur tendaient au besoin une main noire, mais secourable. Qui ne se fût attendri sur les pauvres petites créatures, traversant l’Atlantique pour aller chercher, sur une terre aussi inconnue pour elles que les régions de la lune, une humble existence et un petit coin où elles pussent végéter dans ce vaste, vaste monde ! De toute la surface du globe, le Canada est le point où elles auront plus de chances de réussir. Les femmes y sont en minorité, surtout comme domestiques. La sage et prévoyante institution de miss Rye leur assure la bienvenue dans cette colonie de l’Ouest. Le succès des précédentes émigrations qu’elle a si habilement et si courageusement dirigées est une garantie pour la nouvelle épreuve qu’elle tente.

   Quel sera le sort de cette dernière exportation ? Plusieurs de ces orphelines, arrivées à l’âge mûr, n’auront sans doute gardé qu’un faible souvenir du grand vaisseau et des amis qui les ont conduites dans leur nouvelle patrie, mais elles leur devront d’avoir pu mener une vie honnête et indépendante. Quelques-unes (espérons qu’il y en aura peu) tourneront peut-être aussi mal dans le nouveau continent qu’elles semblaient prédestinées à mal tourner dans l’ancien. Une portion de la petite bande aventureuse atteindra probablement à d’heureuses destinées, car il entre dans le plan de miss Rye de faciliter à toute personne recommandable et bien intentionnée l’adoption d’une orpheline dont la figure et la douceur pourront plaire et remplacer au foyer domestique l’enfant que la mort y a pris. Ainsi le monde s’ouvre littéralement devant ces pauvres petites filles, délaissées en apparence, mais qui ont la Providence pour protectrice, et pour guide miss Rye. Qui sait de combien d’énergiques et laborieux colons cette petite cargaison peut devenir la souche ? Qui peut savoir de combien de respectables familles canadiennes feront plus tard remonter leur lignée et le point de départ de leurs possessions au livre à images et à la tarte aux prunes ?

   Nous souhaitons bonne chance à la spéculation de miss Rye. Puisse-t-elle en retirer tous les profits qu’elle en attend ! profits non d’argent et d’or mais d’existences sauvées, affranchies de la misère et du vice, mises sur la voie de l’honneur et du travail : innocentes et pures petites âmes étouffées sous l’impitoyable pression de nos vieilles institutions sociales, et qui n’avaient besoin que d’espace et d’air pour se développer.

Extrait du « Magasin Pittoresque » – 1870

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

Tous les articles de Sylvie

Poster un commentaire

Classé dans Textes découverts par les adhérents

L’homme semence

Voici une histoire extraordinaire. Elle se déroule dans un petit hameau des Basses Alpes. Cette histoire est écrite par Violette Ailhaud en 1919, elle a 84 ans.

Voici le résumé de la quatrième page de couverture :

En 1852,Violette a 16 ans, elle est promise à Martin lorsque brutalement son village est privé de tous ses hommes par la répression qui suit le soulèvement républicain de décembre 1851. Deux ans passent dans un isolement total. Entre femmes, serment est fait que si un homme vient, il sera le mari commun, afin que la vie continue dans le ventre de chacune.

« ça vient du fond de la vallée. Bien avant que ça passe le gué de la rivière, que l’ombre tranche, en un long clin d’œil, le brillant entre les iscles, nous savons que c’est un homme. Nos corps vides, de femmes sans mari, se sont mis à résonner d’une façon qui ne trompe pas. Nos bras fatigués s’arrêtent tous ensemble d’amonteiller le foin. Nous nous regardons et chacune se souvient du serment. Nos mains s’empoignent et nos doigts se serrent à en craquer les jointures : notre rêve est en marche, glaçant d’effroi et brûlant de désir. »

En 1952 une jeune fille de 24 ans reçoit une lettre faisant partie de la succession d’une de ses ancêtres. Le notaire devait remettre cette lettre à l’ainé des descendantes féminines de Violette  âgées entre 15 et 25 ans. J’imagine la surprise de cette jeune femme en prenant connaissance de cette lettre.

Ce petit livre ne comporte que 40 pages, et il est plein de tendresse, plein d’amitié, plein d’amour.
Continuer à donner la vie, mais à quel prix.

On peut se procurer ce petit livre auprès de l’éditeur : éditions parole 83630 Bauduen 04 94 80 76 58.

Merci à : Adhérent-CGMA-Brigitte-139

Poster un commentaire

Classé dans Adhérents, Textes découverts par les adhérents

10 juin 1955 – Grand-mère à 29 ans

Catherine LALLIER de Seine-Maritime née le 10 juin 1955 a mis au monde sa fille Nathalie à l’âge de 14 ans, qui a mis au monde un fils Steve le 29 mai 1984. Catherine fut donc grand-mère à presque 29 ans.

Dans le Doubs, Lucienne CLAUDE née en 1933 fut  arrière-grand-mère à 52 ans !

Guiness

Poster un commentaire

Classé dans A lire

Généalogie et étymologie en 1829

Les ouvrages actuels de généalogie consacrent toujours quelques pages de définitions des termes employés par les généalogistes et les archivistes (abécédaire, lexique). Nous n’allons pas faillir à cette règle, mais les définitions que nous proposons datent de 1829 et sont extraites du "Dictionnaire Etymologique de la langue Françoise, ou les mots classés par famille; contenant les mots du dictionnaire de l’Académie Françoise." Par B. de Roquefort, livre édité à Paris par Decourchant, imprimeur Editeur rue d’Erfurt n° 1 en 1829. Livre retrouvé dans le grenier d’un ascendant d’un de nos adhérents.

Les mots ont-ils changé d’orthographe, de sens, ont-ils évolué, à vous de juger !

AGNAT, collatéraux qui descendent par mâles d’une même souche masculine.
Du latin ad, auprès et de natus, né..

AIEUL, ou ayeul, grand-père. Du latin avus, atavus. En italien, aiolo.

AÏEULE, ayeule, grand-mère
AÏEUX, ayeux, parents de tous degrés, qui nous a précédés : les hommes des siècles antérieurs.
BISAYEUL, le père, la mère des aïeux.
TRISAYEUL, le père, la mère des bisaïeux.

CALENDRIER, table qui contient l’ordre des jours, des semaines, des mois et des fêtes qui arrivent pendant l’année, parce que le nom de calendes étoit écrit en gros caractères à la tête de chaque mois. Calendarium.

COGNAT, parent par les femmes. Cognatus.
GOGNATIQUE, dévolu aux cognats, au défaut de la ligne masculine.

CONSANGUIN, frères et sœurs de père seulement. Consanguineus, de même sang, race, parenté.

GENEALOGIE, histoire de l’origine d’une famille, de sa propagation et de son état présent.
Genealogia, de génos, race, famille, et de logos, discours.
GENEALOGIQUE, qui appartient à la généalogie.
GENEALOGISTE, qui fait ou dresse des généalogies.

GERMAINS, enfants de deux frères ou de deux sœurs.

JOURNALIER, de chaque jour, qui se fait par jour, ouvrier à la journée.

LABOUR, façon donnée en labourant. Labor.
La terre de Labour, province du royaume de Naples, l’ancienne Campania felix, remarquable par sa fertilité, ainsi dite de ce quelle est très propre au labourage. On appelle aussi pays de Labour une partie de la Gascogne et du pays des Basques. En latin Lapurdium, ancien nom de Bayonne.
LABOUREUR, celui qui laboure les terres et les ensemence.

MENAGERE, femme qui dirige le ménage.

OBIT, mort, service pour un mort.

OBITUAIRE, registre des obits où l’on inscrit le nom des morts et la date de leur sépulture; pourvu d’un bénéfice vacant par le mort.

PRECIPUT, don mutuel des époux; somme à prélever par l’époux veuf avant le partage de la communauté; prélèvement avant le partage d’hérédité. De Proecipuus, qui concerne le particulier; fait de proecipere, prendre d’avance; composé de proe, avant et de capio, je prends.

2 Commentaires

Classé dans A lire, Vocabulaire

Article du jour (68) : Mariage de frères et soeurs

Double cousins

Cliquer pour accéder à l’article

Poster un commentaire

Classé dans A lire, Article du jour

12 Mai 1852 – Rosa Bonheur en pantalon

1852 – Rosa Bonheur en pantalon

Rosa BONHEUR, célèbre femme peintre du XIX° siècle, première femme à recevoir la Légion d’Honneur en 1865 des mains de l’impératrice Eugénie, allant résolument à l’encontre des normes, portait les cheveux courts, s’habillait de vêtements masculins – c’est à dire de pantalons – qu’elle ne pouvait mettre sans un permis de police renouvelable tous les six mois….

Permission de travestissement accordée à Rosa Bonheur.

Paris, le 12 Mai 1852 - Nous, Préfet de Police. [...] Autorisons la demoiselle Rosa Bonheur demeurant à Paris, rue … n° 320 à s’habiller en homme ; pour raison de santé sans qu’elle puisse, sous ce travestissement, paraître aux Spectacles, bals et autres lieux de réunion ouverts au public. La présente autorisation n’est valable que six mois, à compter de ce jour.

*

1 commentaire

Classé dans Ephéméride

14-18 : nettoyage des voies communales

14-18  Assistance par le travail

Cliquer pour accéder à l’article

*

Poster un commentaire

Classé dans Journées du Patrimone, Maisons-Alfort

… sur modèles réduits.

Pierre Crausse

L’idée émise depuis l’Antiquité de représenter à l’aide de maquettes, des objets ou des systèmes faisant partie du cadre de vie, permit tout d’abord de mieux les observer, puis d’envisager une meilleure prévision de leur fonctionnement à l’échelle réelle. Ainsi, jusqu’aux années 1980, le modèle réduit (ou plus largement le modèle physique) sera particulièrement utilisé pour des recherches dans des domaines à vocation expérimentale comme l’aérodynamique et l’hydraulique.

Outre leur côté ludique et démonstratif, les études scientifiques sur des modèles réduits ont largement contribué à concevoir bon nombre d’avions modernes, des navires de toutes tailles, des barrages, des ports…. Les différentes parties de ce livre décrivent les quelques premières expériences dans le domaine jusqu’à nos jours, où les modélisations numériques et physiques sont maintenant devenues complémentaires.

*

Poster un commentaire

Classé dans A lire

4 mai 1860 – Les égouts en 1903

1860 – Les égouts en 1903

En vertu d’abonnements contractés, la commune fait curer ses propres égouts au tarif de l’arrêté préfectoral du 4 mai 1860. Il en est résulté pour elle, en 1903, une dépense de 1.993 francs.

Le curage des égouts d’intérêt général est, en principe, à la charge de la commune, mais, en fait, le département exécute ce travail et prend à sa charge une partie de la dépense.

En 1903, la contribution de Maisons-Alfort s’est élevée à 1.349 francs, somme qui représente environ un tiers de la dépense totale.

Extrait de – État des communes à la fin du XIXe siècle

Poster un commentaire

Classé dans Ephéméride, Maisons-Alfort, Métiers

Le mercredi 27 avril 1718 eut …

Incendie sur le Petit-Pont en 1718 : 22 maisons brûlées à cause d’un simple cierge (D’après « Journal historique et anecdotique du règne de Louis XV » (Tome 1), édition de 1847)

Le mercredi 27 avril 1718 eut lieu un effroyable incendie sur le Petit-Pont, au Petit-Châtelet, causé par un simple cierge. Avocat au parlement de Paris, Edmond Barbier se rend sur place deux heures après le début du drame et en consigne les détails, nous révélant que les maisons qui débordaient toutes sur l’eau, qui étaient posées sur des pilotis et qui craignaient à toutes les grandes eaux de périr dans les dégels par la débâcle des glaçons, ont, au contraire, été consumées et détruites entièrement par le feu en sept à huit heures de temps.

Lire l’article complet dans La France Pittoresque du 27 octobre 2011

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5096

*

*

Poster un commentaire

Classé dans A lire

Gla gla !

Météo 27-au 30 avril 2014

Maisons-Alfort du 27 au 30 avril 2014

Poster un commentaire

Classé dans A lire

Article du jour (52) : Joyeuses Pâques

Article et image de "La France Pittoresque"

Paques

Cliquer sur l’image pour accéder à l’article

Poster un commentaire

Classé dans A lire, Article du jour

Article du jour (51) : L’amour maternel au XIXe siècle

L’Histoire par l’image

Amour maternel au 19 siecle

Poster un commentaire

Classé dans Article du jour

28 mars 1882 – Enseignement primaire obligatoire

L’enseignement primaire devient obligatoire, ainsi que sa gratuité et sa laïcité. Loi du 28 mars 1882. (Jules FERRY)

L’article 1 de la loi du 28 mars 1882 précise :

Lire la suite sur : genealexis – règlement à l’école

Poster un commentaire

Classé dans Ephéméride

19 mars 1910 – 25 enfants

Madeleine DEVAUD, née le 19 mars 1910, à Amure dans les Deux-Sèvres, a mis au monde 25 enfants (10 garçons et 15 filles) entre 1928 et 1958. (Livre Guiness des records)

Poster un commentaire

Classé dans Ephéméride

Blog du jour (75) : Les petites mains

Les petites mains

La vêture des Enfants trouvés (1) – le trousseau

La vêture des Enfants trouvés (2) – Les Petites Mains, histoire de …

La vêture des Enfants trouvés (3) – Au XVIIIe siècle, le coton

La vêture des Enfants trouvés (4) – la layette

La vêture des Enfants trouvés (5) – les enfants en robe

Lire aussi

Quelques mots d’histoires sur la vêture des Enfants trouvés

Tous les  Blog du jour

 *

Poster un commentaire

Classé dans Blog du jour

Cousins germains

Cousins germains ?

Question :

A propos de cousins germains, comment nomme-t-on les cousins germains lorsque les deux frères ont épousé les deux sœurs ? J’aimerai être renseignée, il y a longtemps que je me pose cette question à propos de ma maman.

Réponse :

Les enfants issus de ces couples sont tout simplement… des cousins germains.

Jean Bernard LAURENT

Généalogiste professionnel à Saint Bel (69) Pour la CSGHF

 

Notes de Joël :

C’est le cas pour mes parents.

Mon père et son frère ont épousé deux sœurs.

J’ai donc des cousins "doublement germains".

Et comme je le dis à cet oncle ; il compte pour deux oncles

-         Une fois du côté paternel

-         Une fois du côté maternel

Autre particularité :

Les cousins germains ont deux grands parents en commun.

Les cousins "doublement germain" ont les mêmes (quatre) grands parents. 

1 commentaire

Classé dans A lire, Anecdotes