28 janvier 1830 – François VIDOCQ

1830 – François VIDOCQ

VIDOCQ François, (x Saint-Mandé – Val-de-Marne, 1830). Aventurier.

o 24 juillet 1775, Arras.

28 janvier 1830, Saint-Mandé avec Fleuride Albertine Maniez.

† 11 mai 1857, Paris. 2, Rue Saint-Pierre Popincourt (actuellement 82, Rue Amelot)

Acte de mariage de François Vidocq et de Fleuride Albertine Maniez

28 janvier 1830Saint-Mandé

n°3 Vidocq Eugène François et Fleuride Albertine Maniez

L’an mil huit cent trente, le jeudi vingt huit janvier à heure de midi, par devant nous adjoint au maire faisant par délégation spéciale les fonctions d’officier de l’état civil de la commune de Saint-Mandé, canton de Vincennes, arrondissement de Sceaux, département de la Seine sont comparus en la maison commune le sieur Vidocq Eugène François propriétaire âgé de plus de cinquante quatre ans, né à Arras, Pas de Calais, paroisse St Céry, le vingt quatre juillet mil sept cent soixante quinze, ainsi qu’il appert de l’acte de naissance délivré par le Maire d’Arras et dûment légalisé par le Président du tribunal civil d’Arras, le trente décembre mil huit cent vingt neuf, fils majeur de Nicolas François Joseph Vidocq, décédé au dit Arras, le quinze ventose, an sept, ainsi qu’il appert de l’acte de décès délivré par l’adjoint au Maire du dit et dûment légalisé par le Président du tribunal civil d’Arras le trente décembre, mil huit cent vingt neuf, et de Henriette décédée le trente juillet mil huit cent vingt quatre à Paris ; ainsi qu’il appert de l’acte de décès délivré par le greffier en chef du tribunal de première instance de la Seine le vingt quatre décembre mil huit cent vingt neuf, veuf en premier mariage de Jeanne Victoire Guérin, décédée à Paris le dix huit juin mil huit cent vingt quatre ; ainsi qu’il appert de l’acte de décès délivré par le greffier en chef du tribunal de première instance et dûment légalisé par un juge du dit tribunal le onze novembre mil huit cent vingt neuf, demeurant à Saint-Mandé, vieux chemin de Lagny … d’une part

Et Delle Fleuride Albertine Maniez, née à Arras Pas de Calais, le cinq nivose an deux de la république ; ainsi qu’il appert  de l’acte de naissance délivré par l’adjoint au Maire d’Arras et dûment légalisé par le président du dit tribunal civil d’Arras le vingt six avril mil huit cent vingt cinq, et fille majeure d’Hilaire Eloy Manier décédé, ainsi qu’il appert de l’acte de décès délivré par l’adjoint au Maire d’Arras et dûment légalisé par le président du dit tribunal civil d’Arras, le vingt six avril mil huit cent vingt cinq et d’Albertine Josèphe Dion, décédée, ainsi qu’il appert de l’acte de décès délivré par l’adjoint au Maire d’Arras et dûment légalisé par le président du tribunal civil d’Arras, le vingt six avril mil huit cent vingt cinq, demeurant à Saint-Mandé vieux chemin de Lagny … d’autre part

Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont été faites devant la principale porte de la maison commune le vingt sept décembre mil huit cent vingt neuf et la seconde le dimanche trois janvier mil huit cent trente, à l’heure de midi. Aucune opposition au dit mariage ne nous ayant été signifiée, faisant droit à leur réquisition, après avoir donné lecture de toutes les pièces ci-dessus mentionnées et du chapitre six du Code, intitulé du mariage, avons demandé au futur époux et à la future épouse, s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme. Chacun d’eux ayant répondu séparément et affirmativement, déclarons au nom de la loi que le sieur Vidocq Eugène François et Fleuride Albertine Maniez sont unis par le mariage. De quoi avons dressé en présence des sieurs Pépin Pierre Louis Narcisse, âgé de quarante ans, propriétaire, demeurant à Paris, rue du Temple n°72, ami, et Hyvelin Jean Thomas, rentier, âgé de trente sept ans, demeurant à Paris, rue du Temple n°65, ami, et des sieurs Devienne Pierre Henri, architecte, âgé de cinquante et un ans, demeurant à Paris, rue de Lancry n°6, et Devienne Pierre Marie Philippe, élève en architecte, âgé de vingt deux ans, demeurant à Paris rue de Lancry n°6. Conformément à l’avis du conseil d’état du trente mars, mil huit cent huit, il a été déclaré par l’époux et les témoins que dans son acte de naissance n’est prénommée par erreur que Françoise, au lieu de Henriette Françoise Josèphe, ses trois véritables prénoms et ont signé avec nous ainsi que l’époux et l’épouse les jour et an que dessus, après lecture approuvé les trois mots rayés nuls.

****

Ancien bagnard, il fut chef de la brigade de sûreté, recrutée parmi les forçats libérés. Balzac s’est inspiré de lui dans le personnage de Vautrin.

L’ancien forçat condamné aux travaux forcés, nommé chef de la Sûreté en 1811, fonda, après avoir démissionné – c’est un comble -, une fabrique de papiers infalsifiables à Saint-Mandé. A nouveau nommé chef de la police, à nouveau incarcéré, réhabilité… Vidocq vécut en malfrat, mourut en héros et survécut en légende: c’est le Père Madeleine dans Les Misérables, Vautrin chez Balzac… et Bernard Noël puis Claude Brasseur à la télé. Madame Vidocq est enterrée à Saint-Mandé.

Dictionnaire des célébrités du Val-de-Marne

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