École Royale vétérinaire d’Alfort.

Cet établissement, institué en 1766 par BOURGELAT , et destiné à former des vétérinaires, est dans les attributions du Ministre de l’Intérieur et possède tous les moyens pour donner une bonne instruction. Depuis plusieurs années, il reçoit d’importantes améliorations. Plusieurs constructions, faites d’après un nouveau plan général, lui donnent un aspect plus imposant, en même temps qu’elles assurent beaucoup mieux les services. La nouvelle chapelle laissera aux habitans d’Alfort la facilité d’assister aux offices divins ; le bâtiment neuf des élèves, vaste et commode, peut contenir près de 300 étudians ; le chenil, unique en son genre, offre les dispositions les mieux entendues pour le traitement des chiens malades ; les nouvelles écuries pour 28 chevaux, étant terminées, réunissent les mêmes avantages que le chenil, et peuvent aussi servir de modèle.

Tous les animaux malades sont admis en traitement à l’école d’Alfort, et les propriétaires n’ont à payer que la pension alimentaire, dont le taux est provisoirement fixé à 2 fr. 50 cent., par jour pour chaque cheval, et à 60 cent. par tête de chien. Les propriétaires pauvres n’ont à fournir que la nourriture des animaux, sans nulle autre rétribution.

Tous les sujets de l’âge de 16 à 25 ans peuvent être admis au nombre des élèves, dont les uns sont aux frais des parens, et les autres gratuits, titulaires de bourses entières ou de demi – bourses.

Le Ministère de la Guerre y entretient 40 élèves, pour le service vétérinaire dans les corps de cavalerie. La pension alimentaire y est de 360 fr., par an, payables par trimestre et par avance ; tous les élèves sont soumis au même régime, sont habillés de la même manière et reçoivent la même instruction.

Une ordonnance du 1er septembre 1825 a fixé à 4 ans la durée des études, au bout desquels les élèves reçoivent, s’ils sont jugés assez instruits, un diplôme de vétérinaire dont la rétribution est fixée à 100 francs.

L’époque d’entrée est au 1er octobre de chaque année, et nul ne peut être reçu que d’après une autorisation du Ministère de l’Intérieur ; les sujets autorisés ne prennent définitivement rang d’élèves qu’après avoir prouvé, devant le jury d’examen, qu’ils réunissent les conditions requises, qui sont : l’orthographe, le calcul et de savoir confectionner un fer à cheval ou de bœuf.

Extrait de : l’Almanach Royal 1830 – (Archives nationales)

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

Tous les articles de Sylvie

About these ads

2 Commentaires

Classé dans Adhérents, Ecole Vétérinaire - ENVA, Histoire locale, Maisons-Alfort, Textes découverts par les adhérents

2 réponses à “École Royale vétérinaire d’Alfort.

  1. Castel Michel

    "… savoir confectionner un fer à cheval ou de bœuf."
    Quel serait l’équivalent aujourd’hui ?

    C’est facile, mais je vais le faire quand même " cette exigence de savoir confectionner un fer à cheval ou de boeuf , je trouve ça beau !
    ..

  2. de cheval ! of course de chevaux !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s