4 novembre 2009

Insolite (3) : Ventôse Marie, Pluviôse Reine etc …

Un nom de mois républicain.

Ventose Marie

Beaucoup d’enfants abandonnés en Provence portent comme patronyme le nom BLANC.

Mais il fut  un temps où naitre à Bauduen (83) en 1847 et 1848 valait à l’enfant un nom de mois révoutionnaire.

En effet :
Du trois juin an mille huit cent quarante sept à sept heures du soir, devant nous maire de la commune de Bauduen, officier public de l’état civil de la dite commune, canton d’Aups, département du Var est comparu la nommée Carbonel Marie, sans profession, âgée de soixante ans demeurant et domiciliée en cette commune de Bauduen qui nous a déclaré que ce jourd’hui trois février à cinq heures du soir étant seule a trouvé devant la porte de sa maison hier à la grande…..un enfant tel qu’elle nous le présente emmailloté après avoir vérifié cet enfant nous avons…..qu’il était du sexe féminin qu’il paraissait âgé d’un jour, l’ayant visité nous n’avons trouvé sur lui aucune marque ni écrit propre à le faire reconnaitre, de suite avons inscrit cet enfant son les noms et prénoms de Ventôse Marie et en avons ordonné le transport à l’hopital civil de la ville de Draguignan de quoi avons dressé le présent procès verbal en présence de Sicard Frédéric cultivateur âgé de trente deux ans et Tournel Barthélémi aussi cultivateur tous les deux demeurant et dimiciliés à Bauduen qui ont déclaré ne savoir signer après que lecture a été donné du contenu de ce présent procès verbal.
seule signature : Audibert

Ces patronymes ont traversé les siècles et sont encore portés au XXe siècle.

Aimerions-nous porter ces patronymes ?

 

Frimat Pierre* Pluviose Reine

Article proposé par Brigitte :

beaucoup de ses ancêtres sont de Bauduen !

4 novembre 2009

Appel pour préserver une généalogie libre

Signez la pétition sur : http://appelgenealogielibre.free.fr/

 

APPEL POUR PRÉSERVER UNE GÉNÉALOGIE LIBRE
BASÉE SUR L’ENTRAIDE ET LE PARTAGE

Télécharger l’appel en version PDFSigner la pétition

 

 L’histoire de l’humanité nous montre que l’Homme a besoin de connaître son passé pour construire son avenir. Grâce à ses archives qui figurent parmi les plus riches du monde, les mieux organisées et les plus accessibles, la France donne à chacun et chacune, depuis plusieurs siècles, un accès aisé et gratuit aux documents historiques. Ceux-ci permettent de répondre aux attentes des citoyens de notre pays pour leurs recherches personnelles, qu’ils soient simples curieux, enseignants, historiens, écrivains ou généalogistes. Étudier l’histoire des sociétés contribue à placer l’Homme dans la Cité par la maîtrise de son environnement.

Depuis quelques années, le rapprochement des Français avec leurs archives s’est considérablement développé grâce à la technologie. Plusieurs méthodes ont été employées, que ce soit le microfilmage de l’état civil et des registres paroissiaux grâce à la collaboration avec l’Église de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours (mormons) depuis une quarantaine d’années ou bien la numérisation de l’état civil et des recensements de près d’une soixantaine de départements avec l’aide de société privées, telles le cabinet de généalogie successorale Coutot-Roehrig. Ces procédés de reproduction des documents d’archives ont une vocation citoyenne puisqu’ils sont des facilitateurs d’accès et contribuent ainsi à la construction de l’identité de chaque individu et la sauvegarde des fonds d’archives.

Les différents contrats passés entre les collectivités territoriales et leurs prestataires ont historiquement prévu une copie des travaux de reproduction à l’entité publique détentrice, librement consultable par les chercheurs. C’est ainsi que les microfilms des mormons ont permis à des centaines de milliers de généalogistes de travailler à distance sur leur famille, par la communication des bobines entre dépôts d’Archives départementales ; et les numérisations ont montré les richesses des Archives de France à l’ensemble des chercheurs de la planète via l’Internet. Nous devons, tous ensemble, continuer à démultiplier les possibilités de diffusion multicanaux des données publiques culturelles, librement et gratuitement.

Aujourd’hui, pour certaines sociétés commerciales, la généalogie et tout particulièrement l’accès aux documents d’archives est génératrice de produits financiers importants. À leurs antipodes, des milliers de structures bénévoles, associatives, structurées ou non, réunissent, depuis des décennies, les généalogistes et les historiens qui privilégient le loisir, les échanges et l’entraide plutôt que la génération de chiffre d’affaires.

De récents titres dans la presse nationale nous alertaient sur le risque de voir l’argent prendre le pas sur le plaisir : « des pans entiers de notre état civil vont passer aux mains du privé » (Le Figaro du 22/11/2008). Ces menaces se confirment maintenant par le rapport de la commission Ory-Lavollée préconisant que la réutilisation des données d’archives publiques fasse l’objet de licences payantes. Elles interdiraient de facto la poursuite des projets d’entraide et de partage des archives en octroyant un rôle d’intermédiaire à des sociétés privées, françaises ou étrangères. Se trouvant ainsi en position monopolistique, ces acteurs commerciaux auront clairement pour objectif de rentabiliser leurs investissements en faisant payer ceux qui souhaiteront accéder à l’information.

Nous, acteurs de la généalogie, historiens, archivistes, … utilisateurs réguliers des fonds d’archives français, demandons que les archives publiques demeurent bien commun, pour l’avenir de notre identité et de notre histoire. Refusant la privatisation déguisée de nos archives, nous souhaitons notamment :

  • que les sociétés privées qui numérisent des archives publiques remettent systématiquement à l’autorité détentrice des archives une copie de leur travail, diffusable gratuitement sur Internet, car il en va de la réduction de la fracture sociale d’accès à la culture ;
  • que les particuliers puissent continuer d’écrire leur histoire et d’illustrer les généalogies avec les photographies des actes prises par leurs soins, car elles sont les preuves indispensables de la construction de l’histoire familiale ;
  • que les projets d’entraide et de partage de photographies de registres pris dans les dépôts d’archives publiques puissent se poursuivre librement, car c’est ainsi que nous pérenniserons une histoire commune.

 

Soutenez l’appel ci-dessus et rejoignez la liste des signataires.

 Signez la pétition en cliquant ici !

contact

3 novembre 2009

Calvados – une pétition gratuite

Contre-la-consultation-payante-des-archives-du-Calvados-petition

A l’attention de : Mme Anne d’Ornano, présidente CG 14
Mme la Présidente,
La communauté des généalogistes français s’indigne de la mise à disposition des archives de l’état civil et des registres paroissiaux du Calvados contre paiement. Cet état de fait est contraire à la recommandation du Ministre de la culture
Extrait:
La mission confiée au ministre de la culture actuel par le président de la république comprend la mise à disposition gratuite, sur internet, du patrimoine culturel public .Dans le cadre de cette mission, le ministère de la culture a lancé un appel à projets de numérisations en 2008 et 2009 pour promouvoir une consultation libre et ouverte du patrimoine culturel numérique par tous les internautes et favoriser les usages individuels en rendant accessibles des fonds patrimoniaux emblématiques, parmi lesquels:
• les plans de cadastres anciens
• les registres de délibérations des communes de plus de 100 ans
• la presse régionale et locale
• les tables décennales de l’état-civil et les registres paroissiaux, y compris les listes nominatives (dépouillement généalogie)

Nous vous demandons donc la gratuité de consultation

 

3 novembre 2009

AD 14 – Archives du Calvados en ligne (mais payantes !)

La bonne nouvelle :

le Calvados vient de rejoindre les départements qui mettent en ligne leurs archives

Allez d’abord sur

http://www.cg14.fr/quotidien/archives/

Le conseil général a souhaité valoriser ses fonds documentaires et iconographiques en mettant à la disposition d’un large public plusieurs collections.

5 fonds sont consultables à distance :

  • Les délibérations municipales
  • Les cartes et plans  
  • Les cartes postales et photographies
  • Les registres paroissiaux et d’état civil
  • Le cadastre napoléonien

*

Soit plus de 3 500 000 images numériques dorénavant disponibles à portée de clic

*

La mauvaise nouvelle :

 Afin de permettre la consultation à distance, la Direction des Archives du Calvados propose un ensemble de documents numérisés en ligne. Pour couvrir une partie des frais liés à ce service, une participation financière vous est demandée pour la consultation des registres paroissiaux et d’état civil ainsi que celle du cadastre napoléonien.

 Attention asseyez-vous avant d’aller sur :

http://www.archinoe.net/cg14/user_modalite.php

 ”Un blocage Normand” :-)

Le texte provisoire de la pétition qui va circuler

http://cgma.wordpress.com/actualites/

2 novembre 2009

En 1906 – Décrotteurs résidents, ambulants et au mois.

            Décrotteurs. Ils ne sauraient faire remonter bien haut leur origine, car je ne rencontre pas trace de leur existence à l’époque où leur intervention eut été le plus utile.

             Avant que les carrosses fussent devenus d’usage ordinaire, on changeait de chaussure, les jours de pluie, avant de se présenter dans une maison. Les Lois de la galanterie publiées vers 1644 s’expriment ainsi : « si les galands du plus bas estage veulent visiter les dames de condition, ils remarqueront qu’il n’y a rien de si laid que d’entrer chez elles avec des bottes ou des souliers crottés, spécialement s’ils en sont logés fort loin ; car quelle apparence y a-t-il qu’en cet estat ils aillent marcher sur un tapis de pied et s’asseoir sur un faut-œil de velours ? C’est aussi une chose infâme de s’estre coulé de son pied d’un bout de la ville à l’autre, quand mesme on auroit changé de souliers à la porte, pource que cela vous accuse de quelque pauvreté.

             Il faut bien conclure de ceci qu’au milieu du dix-septième siècle l’industrie des décrotteurs n’existait pas encore. Mais nous savons qu’elle était déjà florissante au début du siècle suivant, car Nemeitz écrivait en 1718 : « On trouve partout des décrotteurs qui s’offrent, avec toutes les flatteries imaginables, à vous décrotter les souliers. »

             Nous les voyons, un peu plus tard, divisés en trois classes :

             1°) les décrotteurs résidents, qui occupaient une place fixe, soit dans un carrefour, soit sur les hauts trottoirs du Pont-Neuf ou du Pont-Royal.

             2°) Les décrotteurs ambulants, qui parcouraient les rues en proposant leurs services.

             3°) Les décrotteurs au mois, attachés à des maisons particulières, à des hôtels meublés, etc.

             Le métier n’exigeait qu’un capital insignifiant, était simple et facile. « Ils se servent d’une petite sellette pour faire appuyer le pied de celui dont ils doivent décrotter les souliers, d’un mauvais chiffon pour ôter la boue qui est autour du soulier, d’une décrottoire pour enlever ce que le chiffon a laissé, et d’une polissoire pour étendre également la cire ou l’huile mêlée de noir de fumée qu’ils ont répandue sur l’empeigne. Ils ne noircissent le soulier qu’après qu’ils ont passé du blanc d’Espagne sur les boucles avec une petite brosse faite exprès ; ils se servent d’une autre pour ôter la crotte qui s’est attachée aux bas en marchant. Ils mettent ainsi ceux qui n’ont point d’équipage en état de se présenter plus honnêtement dans les maisons où ils ont affaire.

             Les décrotteurs attachés à des maisons particulières se tiennent communément dans les hôtels garnis, où non seulement ils décrottent les souliers de ceux qui y logent, mais encore nettoyent leurs habits, leur servent comme valet de chambre et font leurs commissions. On les prend ordinairement au mois. »

             Sébastien Mercier vante surtout l’habileté des décrotteurs résidents installés sur les trottoirs du Pont-Neuf. « La célérité, la propreté, dit-il, distinguent des décrotteurs-là ; ils sont réputés maîtres… S’il pleut ou si le soleil est ardent, on vous mettra un parasol en main, et vous conserverez votre frisure poudrée. » Et cette délicate attention n’augmentait pas le prix de l’opération : « de temps immémorial, dans toutes les saisons, à la porte des spectacles ou ailleurs, quelles que soient les variations des comestibles ou le haussement des monnoies, on paie invariablement deux liards pour se faire ôter la crotte des bas et des souliers. »

             Les choses ont bien changé vingt ans après. Une révolution a passé par là, et d’immenses progrès se sont accomplis. Ecoutez un peintre des mœurs parisiennes à la fin du dix-huitième siècle : « Tout tend vers la perfection, tout jusqu’à l’art du décrottage. Il y a quelques années un savoyard maladroit, un grossier auvergnat brossait rudement les souliers sans épargner les bas, et noircissait quelquefois ces derniers aux dépens des autres avec de l’huile puante mêlée à un peu de noir de fumée. Aujourd’hui, un artiste muni d’une éponge et de deux ou trois pinceaux de diverses grosseurs effleure la chaussure, en enlève à peine la boue et recouvre le tout d’un cirage noir et brillant. Entrez dans cette boutique au Palais-Egalité (Palais-Royal), près du théâtre. On vous offre un fauteuil, un journal ; asseyez-vous et lisez, lisez ou plutôt examinez la gravité de l’artiste décrotteur, et voyez comme la célébrité a imprimé une sorte de dignité à ses traits. »

             Nous savons encore que ces artistes avaient « une toilette de garçons limonadiers ou restaurateurs », et qu’ils faisaient parfois des recettes de deux cents francs.

 « DICTIONNAIRE HISTORIQUE DES ARTS, METIERS ET PROFESSIONS  Exercés dans Paris depuis le XIIIe siècle » par Alfred Franklin  (édition 1906)

Un article décrotté par Sylvie !

1 novembre 2009

14e Quinzaine de la généalogie en janvier

Pour le début de l’année 2010,

la Librairie de la Voûte vous invite du 19 au 30 janvier

 à sa 14e Quinzaine de Généalogie

Mardi 19 janvier - Journée spéciale Cantal

14 h 00 à 19 h 00 : Rencontre sur le Département du Cantal avec l’Association pour la Promotion de la Généalogie et de la Mémoire Régionales & l’ARFHA.

Mercredi 20 janvier - Journée spéciale Centre

14 h 00 à 18 h 30 : Partez à la recherches de vos ancêtres qui on vécu dans la région Centre.

Jeudi 21 janvier – Journée spéciale Lot 

14 h 00 à 18 h 30 : Partez à la recherches de vos ancêtres qui on vécu dans le Lot avec l’ARFHA et le groupe Généalogique de Cahors

Vendredi 22 janvier – Journée spéciale Espagne & Informatique

14 h 00 à 18 h 30 : Démonstration des logiciels Filiatus & Cartagen  par Michel Demorest.

14 h 00 à 19 h : Avec Jean-Pierre Cazaux retrouvez vos ancêtres originaire d’Espagne, du Pays Basque Français et d’Aquitaine.

Samedi 23 janvier – Journée spéciale Italie & Informatique

11h 30 à 18 h 30 : Retrouvez vos ancêtres Italiens avec Racines Italiennes

11 h 30 à 18 h 30 : Démonstration des logiciels  Filiatus & Cartagen  par Michel Demorest.  

16 h 00 à 19 h 00 : Dédicace de M. Michel GASSE auteur de ” Guide pratique pour dresser votre arbre généalogique ” Ed. Marabout; ” Dictionnaire-Guide de Généalogie ” Ed. Gisserot, ” Guide de recherche généalogique aux Archives Nationales ” Ed. EGV, ” Guide de Recherche généalogique dans les DOM-TOM ” Ed. EGV, ” Jouez avec la Généalogie ” Ed. EGV et de ” Faire sa Généalogie ” Ed. Gisserot.

Dimanche 24 janvier – Journée spéciale Conseils, Italie 

14 h 00 à 18 h 30 : Retrouvez vos ancêtres Italiens avec Racines Italiennes

Mardi 26 janvier - Journée spéciale Ardennes

14 h 00 à 18 h 30 : Partez à la recherches de vos ancêtres qui on vécu dans la région Champagne-Ardenne avec Alain Chapellier et auteur du livre “Des Hommes aux racines d’Ardennes”. 

Mercredi 27 janvier – Journée spéciale Bas Berry

14 h 00 à 18 h 00 : Recherchez vos ancêtres originaire du Bas Berry

Jeudi 28 janvier – Journée spéciale Ile de France

14 h 00 à 18 h 30 : Partez à la recherches de vos ancêtres Franciliens avec le Cercle Généalogique de Maisons-Alfort.

Vendredi 29 janvier – Journée spéciale “Bigorre”

 14 h 00 à 19 h : Recherchez vos ancêtres des Hautes Pyrénées  avec Section Généalogique Parisienne de l’Association Guillaume Mauran

Samedi 30 janvier – Journée spéciale Limousin 

14 h à 18 h : Avec Cercle Généalogique, Historique et Héraldique de la Marche et du Limousin partez à la rencontre de vos ancêtres, accès à la banque de données.

Librairie de la Voûte 24, rue de la Voûte 75012 Paris Tél : 0143078163

Mail : librairie@lavoute.org Site www.lavoute.org

31 octobre 2009

Astérix a 50 ans

Un article de nos amis du CEGP 93 sur

Le Blog généalogique de la Seine-Saint-Denis

Notre héros est né à Bobigny le 29 octobre 1959
http://blog.cgep93.org/post/2009/10/31/Asterix-a-50-ans

Bien amicalement
 
Yves V
http://www.cgep93.org

31 octobre 2009

Histoire de Maisons (I-4) : 1358 à 1629

1358 à 1629

PREMIERE PARTIE – Des temps les plus reculés, jusqu’à la Révolution de 1789

Chapitre Quatre

1358 - Les Anglais et Charles de Navarre prennent le pont de Charenton. On ne dit pas quelle fut la situation des habitants de Maisons dans cette circonstance, mais il paraît probable que chaque fois qu’il y eut lutte sur ce point de la commune ils durent s’en ressentir. Des squelettes humains trouvés en différents endroits du voisinage et notamment en 1889 à la Villa Renard, sont certainement ceux de guerriers victimes de ces combats.

1436 - En 1436 les Anglais livrèrent encore une bataille au pont de Charenton, et furent repoussés.

D’après Dulaure, dans l’Histoire des environs de Paris, ils occupèrent longtemps Maisons, et ce serait eux qui auraient construit le clocher de l’église, dont la flèche en pierre rappelle ceux de nombreuses églises anglaises.

Les lieux dits : le Camp, auprès du pont, à Alfort, et le Port-à-l’Anglais, au bord de la Seine, doivent certainement leur nom à cette occupation.

1440 - Un laboureur nommé Jean de Merville, et un autre nommé Lucas, s’étant refusés à payer la corvée aux abbés, sur le droit de pacage, furent condamnés par sentence du Châtelet.

1451 - Un troisième, nommé Guyot, fermier de Charentonneau, revint sur la même question et fut condamné à son tour, les pacages n’ayant été concédés que pour l’usage superficiel ; la propriété du fonds avait été réservée en faveur des abbés.

En ce temps-là, les choses marchaient lentement ; il avait fallu plus de deux siècles pour que les paysans, qui jouissaient librement de ces pacages, en vinssent à les considérer comme biens communaux ; mais malgré les revendications des abbés, ils en tiraient produit en les louant, ainsi que d’autres, dont l’origine de propriété nous échappe, au profit de la commune.

Pendant plusieurs siècles, jusqu’à la Révolution, ce produit suffit et au delà à équilibrer le budget communal.

Voici comment étaient désignés ces champs :

La Saulsaye ([1]).                                                              Le Pont Japhet.

Le Pâti.                                                                           Le Port-à-l’Anglais.

Le Deffoix (?).                                                                 La Grande Noue. ([2])

Le Marais.                                                                       Les Buttes.

Ces noms existent encore sur le cadastre comme lieux dits.

1465 - L’armée de la Ligue ([3]) campait dans le voisinage du pont, et de nombreux combats y furent livrés.

1494 - Le premier registre de comptes de la paroisse, que nous ayons pu consulter, date de 1589, mais il existe de nombreux titres antérieurs établissant des rentes à son profit ; le plus ancien est de 1494.

Elle possédait également des terres et des vignes, qu’elle louait. Tous ces revenus servaient avec la dîme, ainsi que nous l’avons dit plus haut, à couvrir les dépenses du culte, de la bienfaisance, et même de l’instruction publique ; ces deux derniers services étaient, il est vrai, absolument rudimentaires.

1540 - A propos de rentes constituées ou de dîmes perçues, au profit de la Fabrique, il est souvent question de la rue Bretonne, et de celle des Cochets ; il en est de même des vignes et terres de l’Echat, il est certain que c’était là principalement que les petits propriétaires possédaient des biens ; la plaine, en dehors des biens communaux, appartenant aux seigneurs, et étant louée par eux à des fermiers.

1567 - Les calvinistes s’emparèrent du pont, après une bataille acharnée.

1589 - Voici comment débutait un compte de recettes et dépenses de l’année écoulée, pour la Fabrique paroissiale.

« Comptes que rend par-devant vous, messieurs les manants ([4]) et habitants de Maisons-sur-Seine, près le pont de Charenton, Honorable Remy Gallet, marchand et laboureur de vignes, demeurant audit Maisons, au nom et comme Procureur, avait charge desdits habitants, et commune dudit lieu. »

Suivant les détails de recettes et dépenses, le tout clos par un certain nombre de signatures ou de signes fort compliqués et plus fantaisistes les uns que les autres.

1590 - Nouvelle lutte pour la possession du pont ; Henri IV l’enlève aux soldats de la Ligue catholique pendant le siège de Paris.

1596 - L’un des moulins est ainsi dépeint dans un manuscrit déjà cité a plusieurs reprises :

« Une maison et un moulin à blé assis sur la rivière de Marne, faisant le premier moulin près le pont de Charenton, nommé le Petit Moulin, sous le devoir de six sols parisis de cens. »

Autre citation sur un fait de 1613 :

« Charles Malon de Bercy eut une contestation avec M. Henry de Gondy, évêque de Paris, sur les limites de leurs censives ([5]) et notamment la directe, sur des maisons sises au bout de l’extrémité du pont de Charenton, du côté dudit bourg, appartenant à la veuve, et aux enfants de Jean Bourguet, à l’une desquelles pendait pour enseigne, l’image de Sainte-Catherine. Le litige fut terminé par une transaction, par laquelle au moyen de ce que M. de Bercy paya à M. l’Evêque une somme de 300 livres. M. l’Evêque consentit que lesdites trois maisons restassent dans la censive de Bercy. Monsieur de Bercy, de son côté, reconnaît que le surplus dudit pont, était dans la censive, justice et seigneurie de Maisons.

« Par là, les deux seigneuries se trouvaient limitées par le cours ordinaire de la rivière de Marne, qui sert de bornes immuables auxdites limites. »

Il ressort de la lecture de cette citation, qu’il devait y avoir des constructions sur le pont de Charenton, et à chaque extrémité, qui constituaient un hameau désigné sous le nom de Pont-de-Charenton.

On retrouvera ce nom dans la nomenclature des lieux soumis à la prévôté de Créteil, jusqu’à la Révolution.

Ailleurs, nous trouvons que Pont-de-Charenton était un hameau allant du pont au sommet de la côte, et qu’il y avait deux moulins sur le pont.

1599 - A l’origine, les registres de l’état civil étaient tenus par les curés, qui étaient presque seuls à savoir lire et écrire.

Voici la reproduction d’un acte de baptême, qui tenait lieu en même temps d’acte de naissance.

« André Creton, fils de Nicolas Creton et de Marie Courtry sa femme, baptisé le dix-huitième jour d’octobre 1599. Ses parrains M. André Courtry, chanoine de l’église Notre-Dame de Paris, et Charles de Comise, lieutenant de Madame la princesse de Condé en son château de Saint-Maur-sur-Marne ; marraine, Madame Hilaire de Labitrade, femme de feu André Thomas … ? de la cour de Harley à Paris. » 

Ce Creton, qui avait pour parrains de ses enfants des personnages aussi distingués, était chargé de la recette des domaines de l’Archevêque de Paris.

Pour les mariages, c’était beaucoup plus simple ; exemple :

« Le 12 Juin 1622 Henry Millot épousa Marguerite Jean. » 

1627 - Un peu plus tard en 1627,

« Le 18 Juillet 1627, Nicolas Licaut épousa Marie Cornier, en présence de Michel Caille, Noël Creton, et Marie Cuder. »

ACTES DE DECES

« Le 12 Juin 1622, Antoinette Caillet a été inhumée au cimetière de Maisons. » « Le dernier jour de novembre 1646, Laurent Petit, cordonnier, fut inhumé dans le cimetière de Maisons, près la croix, place ordinaire. »

De 1599 à 1602, la moyenne des naissances est de dix-sept par année.

De 1622 à 1625, celle des mariages de quatre.

Et enfin celle des décès, de 1625 à 1628, de onze. On peut, par là, se rendre compte à peu près du chiffre de la population, et on peut aussi constater que les naissances excèdent de beaucoup les décès, situation dont nos économistes souhaitent généralement le retour, sans toujours y contribuer.

Il est probable que c’est de 1599, que date réellement l’institution de registres réguliers d’état civil dans la commune, et l’on peut remarquer que si l’on commence à inscrire les baptêmes à cette date, les décès et les mariages ne le furent qu’à partir de 1622, et ce, sur le même registre, qui contient également des testaments.

L’inventaire des documents existant au presbytère, qui fut fait en 1791, ne mentionne de registres qu’à partir de 1695, il était donc incomplet et inexact.

Beaucoup de personnes croient que les noms patronymiques ne furent adoptes qu’au XVIIIème siècle la preuve du contraire est démontrée par la lecture des actes cités.

1629 -  Un nommé Louis Léjay, chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, à l’occasion de son projet de faire construire « un corps de logis et dépendances en ce lieu qui est Château-Gaillard », fait un don de 300 livres à la Fabrique, plus 5 sols de rente perpétuelle. « Cette somme est donnée pour achat d’héritage ou rentes. »

 


[1] Saulsaye : lieu planté de saules

[2] Noue ou Noë : prairie humide et grasse.

[3] L’armée de la Ligue : la ligue dite du Bien Public, formée par les seigneurs contre Louis XI.

[4] Manants (ou paysan) : nom donné à celui qui habitait une commune sans y avoir le droit de bourgeoisie.

[5] Censive : étendue de terres soumises au cens.

Extrait de : Histoire de Maisons-Alfort et d’Alfortville, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours par Amédée CHENAL Maire de Maisons-Alfort – 1898

30 octobre 2009

Ancêtres Italiens nouvelle adresse

A compter du 4 novembre 2009, l’association Ancêtres Italiens, créée en 1991, sera transferée à 500 m du métro, bus, RER B, SNCF: Gare de l’est et Gare du nord.

*

Nouvelle adresse:

20 rue des vinaigriers 75010 Paris

*

Les permanences se tiendront tous les mercredis de 14h30 à 20h et les samedis de 14h30 à 16h avec une assistance personnalisée pour débutants ou confirmés, un accès à la bibliothèque et la possibilité de consulter des livres d’histoire de villages, sur l’émigration, des bases de données, des fichiers de naturalisations, des guides d’archives, le tout concernant l’Italie, la Corse, le Tessin (Suisse), les enfants abandonnés, les vaudois du Piémont (protestants), les familles juives, ainsi que les italiens en Afrique du nord.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à nous contacter par tél. au 01 46 64 27 22 le soir de 21h30 à 22h ou au 06 16 56 42 62 ou geneaita@geneaita.org
Possibilité d’aller sur le site www.geneaita.org où 17700 notices de livres sont consultables gratuitement, interrogeable par noms de familles ou par communes de naissance de vos ancêtres.

Prochaine conférence pour débutants (gratuite): «Comment rechercher ses ancêtres italiens. Conseils pratiques» le samedi 28 novembre 2009 à 14h30.

Nous vous attendons nombreux dans ce lieu chaleureux et facilement accessible.
Généalogiquement vôtre.

Marc MARGARIT

Contact : geneaita@geneaita.org

30 octobre 2009

Mots-valises généalogiques (3)

   Prenons quelques instants de détente.
   
  Un mot-valise est un néologisme formé par la fusion d’au moins
  deux autres mots existant dans la langue.
   
  Un des mots-valises les plus cités est “franglais”, de français et anglais 
   
  Un site à consulter pour mieux comprendre ce que sont les mots-valises
  http://pagesperso-orange.fr/alain.crehange/frmotsval.html
   
   
  Voici quelques mots-valises composés par le CGMA :
   
  Collatérâleur
  Collatéral peu fréquentable. La plus célèbre collatérâleuse est Tatie Danielle.
   
  Cousinâne
  Mot familier pour cousinade
   
  Demilitaire
  Militaire touchant une demie-solde.
   
   
  Lecteurs et aussi auteurs de mots-valises généalogiques
  proposez nous vos créations, elles paraîtront sur notre blog.
   
  A suivre

29 octobre 2009

Forum à Poissy les 7 et 8 novembre 2009

Le C.E.H.A. organise pour la première fois à Poissy (Yvelines),

un forum de généalogie, les 7 et 8 novembre 2009 de 9h30 à 18h30

sur le site du C.D.A. (Centre de diffusion artistique), 53 avenue Blanche de Castille.

http://poissy.ceha.free.fr/

Les associations ayant confirmé leur participation au Forum de Poissy
1- Cercle Généalogique de Versailles et des Yvelines
2 – Histoire d’Orgeval
3 – Association Généalogique et Historiques des Yvelines Nord
4 – Association de Recherches Entraide Généalogique Historique d’Argenteuil
5 – Centre Généalogique et Historique du Poher
6 – Cercle Généalogique de Villepreux
7 – Racines – Club généalogique de Maurepas Elancourt
8 – Cercle Généalogique de Conflans-Ste-Honorine et Batellerie
9 – Génial Généalogie du 71
10 – Association Internationale de la Famille Arnold et affiliés
11 – Association Parisienne de Généalogie Normande
12 – Cercle Généalogique de Maine et Perche
13 – G.E.R.CO.
14 – Fil d’Ariane
15 – Union Généalogique des Côtes-d’Armor
16 – Généabank
17 – Généalogie Val-d’Oisienne
18 – CDIP
19 – Généalogie 92 et Généalogie 45
20 – Relieur – Yvelines
21 – Union Généalogique Francilienne
22 – Cercle Généalogique de la Brie
23 – Le Cercle d’Etudes Historiques et Archéologiques de Poissy

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Le CGMA souhaite de tout coeur la réussite de ce 1er Forum à Poissy.

 

28 octobre 2009

La fabrique du procès-verbal dans la France du xixe siècle

La fabrique du procès-verbal dans la France du xixe siècle : contribution à l’histoire de l’écrit administratif

Cette communication d’Arnaud Houte retrace les principaux éléments de l’histoire institutionnelle, matérielle et culturelle du procès-verbal de gendarmerie au xixe siècle. En montrant que la mise en place et la généralisation du procès-verbal sont étroitement liées aux progrès de la professionnalisation policière, il s’agit de restituer au modeste document « procès-verbal » sa dignité de pilier de l’identité policière. Il devient ainsi légitime de lancer quelques pistes de recherche sur l’impact social et culturel de cette transformation.

Lire la suite impérativement sur :

http://acrh.revues.org/index1488.html

27 octobre 2009

Mots-valises généalogiques (2)

   Prenons quelques instants de détente.
   
  Un mot-valise est un néologisme formé par la fusion d’au moins
  deux autres mots existant dans la langue.
   
  Un des mots-valises les plus cités est “franglais”, de français et anglais 
   
  Un site à consulter pour mieux comprendre ce que sont les mots-valises
  http://pagesperso-orange.fr/alain.crehange/frmotsval.html
   
   
  Voici quelques mots-valises composés par le CGMA :
   
  Cadastrologue
  Qui lit l’avenir dans les registres du cadastre.
   
  Cadastrophe
  La disparition de cadastres est une cadastophe. Situation cadastrophique.
   
  Céliblatère
  Vieux garçon ou vieille fille atteint d’une forme de logorrhée
   
   
  Lecteurs et aussi auteurs de mots-valises généalogiques
  proposez nous vos créations, elles paraîtront sur notre blog.
   
  A suivre

26 octobre 2009

Archives communales

Archives communales. Depuis une circulaire du 25 août 1857, tous les documents antérieurs à la Révoluton sont classés dans les séries nommées par des lettres doubles de AA à II. Pour les recherches généalogiques, la série GG est la plus intéressante.
Les archives municipales ont été créées le 26 octobre 1796 (5 brumaire an IV). Les communes se voient alors confier le soin de conserver à la fois les registres paroissiaux de l’Ancien Régime, le nouvel état civil, les registres de délibérations des autorités municipales et autres papiers de l’administration locale.
Les communes de moins de 2000 habitants doivent verser leurs archives aux Archives départementales. (Loi du 21 décembre 1970).

25 octobre 2009

En octobRE on REtarde l’heure !

Changement d’heures

25 octobre (à 3 heures du matin il sera 2 heures)

En AVril on AVance l’heure !

En octobRE on REtarde l’heure !

Le 25 octobre est le jour le long de 2009. Il y a donc 25 heures en ce 25 octobre.

L’horloge égrènera deux fois de suite l’heure de 2 heures à 3 heures.

Comment distinguera-t-on ces deux heures sur les actes de décès ou de naissance de ce dimanche 25 octobre ?